Créer une image HDR

Je rappelle qu’en raison des limitations de dynamiques imposées par les capteurs embarqués dans les appareils, il est nécessaire de combiner plusieurs photos du même sujet à différentes expositions afin de couvrir la totalité de la Plage Dynamique (voir article d’introduction sur les plages dynamiques).

Obtention de différentes photos à expositions décalées

Il existe plusieurs façons de réguler la quantité de lumière capturée par un capteur. On peut jouer sur:

  • L’ouverture de la focale,
  • Le temps d’exposition,
  • La sensibilité ISO.

Augmenter la valeur ISO va avoir comme effet d’augmenter le bruit de la photo, alors que changer l’ouverture de la focale va influencer la profondeur de champ. Ce dernier réglage n’est pas recommandé car alors les expositions résultantes ne seront pas identiques.

La meilleure façon pour créer une image HDR est donc de jouer sur le temps d’obturation pour faire varier l’exposition.

Le mode bracketing idéal pour le HDR ?

Alors qu’il est possible de régler manuellement les temps  d’exposition sur les appareils, il est vivement recommandé d’utiliser le mode bracketing d’exposition ; Cela permet de capturer la séquence de photos rapidement et de minimiser les risques de bouger (à la fois du photographe et du sujet visé).

Cette fonction est devenue tellement commune qu’elle est disponible à la fois sur les réflex, bridge et compact.

En revanche le choix de l’appareil s’avère important puisqu’il va conditionner l’amplitude de la plage d’exposition capturée au travers de 2 paramètres :

  • Le nombre de prise de vues maximum (NPV max)
  • l’incrément d’exposition maximum (IE max)

L’amplitude de la plage d’exposition est alors égale à : (NPV max – 1) x IE max

Bracketing Photo

Le graphique ci-dessous représente les valeurs de ces différents paramètres pour 4 appareils photo.

Valeurs des paramètres de bracketing de 4 appareils numériques

Une séquence de 3 photos avec un incrément de 1 IL pourra être suffisante dans certains cas alors que dans d’autres scènes il faudra aller bien au-delà. Il n’existe pas en la matière de règles applicables.

La meilleure façon consistant à analyser l’histogramme de la scène et de déterminer à tâtons le nombre de photos permettant de couvrir les basses et hautes lumières.

Vues bracketées

Illustration tirée de l’article « On Being undigital with digital Cameras » by Steve Mann 1995

Pour rappel, dans un histogramme, l’axe horizontal représente la distribution tonale et l’axe vertical indique le nombre de pixels contenus à une valeur tonale précise. L’idée est de récupérer des détails dans les tons clairs et sombres (pas de zones écrêtées ; l’histogramme doit avoir un espace vide sur certaines vues).

tipsConcrètement, pour la photo surexposée, il s’agit de photographier et d’augmenter le temps d’exposition  jusqu’à ce que le bord gauche se retrouve dans les tons moyens.

 

Différentes solutions viennent aider le photographe dans la mise en place de sa séquence de bracketing :

  • L’utilisation d’un réflex très haut de gamme comme le Nikon D800 ou le Canon 1D et sa plage dynamique de 18 IL !!
  • Si vous n’avez pas 7000 euros sous la main, vous pouvez optez comme moi pour une télécommande Promote Control qui permet d’automatiser à la vitesse de l’éclair n’importe quelle séquence de bracketing.

Enfin pour les plus courageux aimant les solutions artisanales, il faudra multiplier les séquences de bracketing. Cela peut se faire de 2 façons :

  • Avec l’aide de la fonction de correction de l’exposition des appareils numériques (on déplace la valeur d’exposition de référence N dans un sens puis dans l’autre)
  • Avec l’aide de chartes (charte de bracketing HDR de Kirt Witte) permettant de déterminer un plan de bracketing en fonction de sa valeur d’exposition de référence
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